Accueil Enseignants

Enseignants

Enseignant-e, bienvenue dans cette rubrique spéciale pour vous !

Pour faciliter votre accès à l’information, vous trouverez ci-après des liens vers des sites éducatifs et différents sites gouvernementaux qui parlent de l’égalité entre filles et garçons à l’école.

 

Qu’est-ce qu’un stéréotype ?

 

Pour ne pas se laisser submerger par un nombre trop important d’informations, il est plus facile pour notre cerveau de fonctionner avec des catégories préconçues. Ainsi, nous possédons tous des opinions généralisées sur un type d’individus ou sur un groupe appelées stéréotypes. Ces croyances sont là pour économiser notre réflexion. Elles fonctionnent selon des schémas simplistes et non sur des faits avérés et prouvés. Ces stéréotypes, au même titre que les normes, font partie de notre culture. Tout au long de notre vie, les normes, valeurs, idées de notre groupe d’appartenance (famille, amis, milieu culturel) nous façonnent et influencent nos attitudes et comportements. Ces stéréotypes jouent ainsi une place importante dans les relations de groupe. S’ils nous permettent un traitement plus rapide des informations, ces stéréotypes peuvent avoir des effets pervers et provoquer des erreurs de jugements.

Les stéréotypes constituent des obstacles à la réalisation des choix individuels, tant des hommes que des femmes. Ils contribuent à la persistance des inégalités en influant sur les choix des filières d’éducation, de formation ou d’emploi, sur la participation aux tâches domestiques et familiales et sur la représentation aux postes décisionnels. (Commission Européenne, 2008).

Filles et garçons différents face à la socialisation

 

En primaire l’espace de la cour est largement investi par les garçons, dans des jeux dynamiques, en grands groupes et nécessitant beaucoup de déplacements. Les filles, elles vont plutôt se retrouver dans le pourtour de la cour avec des jeux plus calmes.

Ce partage de l’espace se retrouve également dans la classe, les garçons interviennent plus, qu’ils soient ou non sollicités par l’enseignant et se font plus remarquer. Des études mettent en évidence que les enseignants renforcent par leur conduite ces comportements, en interagissant plus avec les garçons (cf. Nicole Mosconi). Les attentes des enseignants sont différenciées selon les sexes : ils s’attendent à de l’indiscipline de la part des garçons, et de la docilité chez les filles. La réussite scolaire reste souvent liée au sérieux et au travail fourni chez les filles, et aux capacités chez les garçons.

L’effet Pygmalion : « Je pense donc tu es »

 

Les enseignants doivent faire davantage attention à identifier ces stéréotypes pour les éviter. Combien d’entre nous pensent encore que les filles sont moins bonnes que les garçons en mathématiques ?

L’effet Pygmalion ou prophétie auto-réalisatrice est un phénomène mis en évidence par Rosenthal et Jacobson en 1968. Il a particulièrement été étudié dans les rapports entre les professeurs et leurs élèves. Ainsi, une attente positive ou négative sur les capacités, compétences ou le potentiel d’un élève se traduirait par une modification du comportement de l’enseignant à son égard. D’après cette théorie, les croyances ou idées que les enseignants possèderaient sur les élèves, et qu’ils exprimeraient plus ou moins implicitement, provoqueraient chez ces derniers des comportements conformes à ces idées. En d’autres termes, le simple fait de croire en la réussite de quelqu’un améliore ainsi ses probabilités de succès.

L’impact sur l’orientation professionnelle

 

Les filles seraient intéressées par les activités sociales et artistiques, les garçons seraient intéressés par les activités scientifiques et techniques. Ce qui expliquerait leurs choix d’études et de métiers. De fait, filles comme garçons ne font que se conformer aux rôles sociaux genrés que les adultes et la société vont leur attribuer : Le maternage et l’éducation pour les filles, la production d’objets et d’idées chez les garçons. Les choix d’orientation des filles et garçons sont déterminés par ces processus à l’œuvre depuis l’enfance. Prince.sse si je veux a pour objectif ultime de libérer nos enfants de ces biais pour qu’ils puissent choisir, s’affirmer et s’épanouir dans une société libre de stéréotypes. De cette manière, les professionnels de demain seront plus accomplis dans leur métier et une croissance économique en découlera.

Comment agir ?

 

La modélisation : L’apprentissage par observation.

Permettre aux élèves d’observer la réussite de personnes de même sexe contribue grandement à une identification positive et au développement du sentiment de compétence :«si elle a réussi, pourquoi je n’y arriverais pas ?».

Les manuels scolaires manquent cruellement de modèles de réussite féminins auxquels les filles pourraient s’identifier. Organiser des rencontres avec des professionnelles exerçant des métiers à dominante scientifique et technique est, en ce sens, primordial.

Sur le ce site Prince.sse si je veux, vous trouverez une rubrique « les femmes inspirantes de notre quotidien », où vous trouverez une interview découverte d’un métier ainsi que des articles associés. Les vidéos peuvent être partagés avec les enfants de 5 à 12 ans. Elles sont en libre accès et peuvent être visionnés en classe. Il suffit d’avoir une connexion internet.

Dans le futur j’aimerai associer un dossier pédagogique à chaque vidéo. Si cela vous inspire et vous voulez contribuer, n’hésitez pas à me contacter !

Vous trouverez aussi dans la rubrique « les femmes qui font l’histoire », des portraits des femmes qui ont contribué ou qui continuent à contribuer à construire notre histoire à tous.

Finalement, je vous incite à non seulement utiliser ces outils en classe, à partager avec les parents, mais aussi à inviter les parents à venir en classe parler de leur métier et leur passion. Sans exception, hommes et femmes, qui sont motivés par leur activité et transmettent leur amour et contribution à notre société. Par manque d’exemple féminin, je dirais qu’il faut donner préférence aux mamans et aux papas qui ont des métiers atypiques par leur sexe. Mais l’important reste de donner l’exemple et élargir le panel d’opportunité de chaque enfant des le plus jeune âge !

 

La verbalisation : Encourager par les mots.

Voici quelques pistes d’actions pour travailler sur la question de l’égalité entre les filles et les garçons :

  • Faire attention à son propre langage. Les mots employés pour parler d’une profession ou d’une personne peuvent véhiculer de nombreux stéréotypes de genre.
  • Faire apparaitre les femmes dans tous les chapitres, tous les domaines et dans tous les contextes, tout comme les hommes. Quand elles ne sont pas citées, changer les personnages ou bien provoquer la discussion entre les élèves.
  • Dénoncer un certain nombre de contrevérités sur les capacités physiques, créatrices et intellectuelles des femmes. Ne laissez pas passer des commentaires sexistes sans réagir ! Les garçons courent mieux que les filles ? Montrez des exemples qui prouvent le contraire !

Je vous invite à télécharger l’ebook des parents pour une éducation au-delà des stéréotypes en cliquant ici ! Les outils cités servent aussi pour vous enseignant !

 

L’expérience : do it yourself !

Vous avez l’opportunité de faire vivre des expériences transformatrices en classe et à l’école ! Pourquoi ne pas renverser les rôles lors des pièces de théâtre ? Pourquoi ne pas inverser la cour de récréation un jour par semaine ? Découvrez dans cet article ce que l’Espagne met en place pour encourager la mixité lors de la recrée !

La revue belge, Éducation Santé a mis au point une mallette avec des outils et des jeux pour aborder avec les enfants et les jeunes les questions de genre. La Mallette Genre est disponible en cliquant sur l’image!